L’optimisme est une faculté au service du calme

Il peut sembler difficile, même en étant solidement armé contre la dureté du monde, de reste toujours optimiste.

Qui peut dire chaque jour que tout va bien et qu’aucun nuage ne menace l’horizon?

L’optimiste n’est pas celui qui croit béatement à la bonté et à la beauté des choses. Cette approche est bien trop superficielle pour être utile au calme intérieur. Non, l’optimiste pratiqué comme Voltaire l’entendait, propose un état d’esprit où “tout est pour le mieux, dans le meilleur des mondes possibles”. C’est ce “possible” qui est fondamental. Ainsi, le vrai optimisme, celui capable de rendre heureux par l’apaisement qu’il procure, est une connaissance du monde sans naïveté. C’est une vision du monde sans lutte et sans déni.

Seulment, l’optimiste authentique est celui qui est capable, parmi les bonnes et les mauvaises choses que nous offre le monde, de cultiver celles qui lui semblent bonnes, laissant de côté les autres. L’optimiste est déjà sur le chemin du calme, en cela qu’il questionne le monde qui l’entoure plutôt qu’il ne lutte contre lui, et surtout, qu’il tente de se consacrer à l’essentiel.

L’optimisme n’est pas donc une confiance aveugle, mais une confiance active: une fois en l’existence, dont on sait qu’elle contient touts les éléments qui rendront notre bonheur possible. Seulement, il revient à nous de les trouver, en passent souvent une grande partie de notre vie à chercher ces sources de bonheur.

Le CCA – Centre de communication avancée – a mené une etude sur les styles de vie des Française entre 2005 et 2008, dont il ressort que la faculté d’adaptation est une qualité de plus en plus présente chez les hommes et les femmes de notre temps : “La solution est de partir à la découverte de son bonheur personnel pour survivre dans un monde inquiétant […]. Pour cela, il faut butiner un peu partout[…], librement, des bribes de valeurs avec lesquelles on se sent en résonance.”

Nécessité fait loi, sans doute, et les existences plus précaires, les vies moins linéaires nous obligent à nous reconstruire sans casse. Mais nous reconstruire n’est possible que si nous sommes capables de faire preuve de cet optimisme actif, de cette connaissance lucide du monde.

Le calme intérieur peut naître de l’optimisme lorsqu’il est envisagé comme une vigilance, un désir de cultiver l’essentiel, car nous cessons d’être en lutte avec le monde qui nous entoure. Puisque cet optimisme n’est précisément pas un déni, mais une adaptation volontaire au monde qui nous entoure, les voix de l’insatisfaction qui nous aiment peuvent facilement être éloignées.

Contrairement aux idées reçues, l’optimisme n’est pas une vision tronquée de la réalité, ne prenant en compte que les aspects les plus roses. L’optimisme est un mouvement, une transformation de ce qui existe, en quelque chose de bon pour nous. C’est un mouvement qui demande un effort. D’abord, il faut voit le monde de la manière la plus lucide possible. Il faut en envisager les bons comme les mauvais aspects de celui-ci.

La première chose a faire pour travailler son optimisme est d’envisager une situation dans sa totalité, quitte à poser le pour et le contre par écrit, en deux colonnes. Ensuite, il s’agit de se connaître soi-même, et de se questionner sur qui est bon pour soi. Il faut sans cesse se poser la question de ce que nous pouvons tirer parti de telle ou telle situation.

Encore une fois, nous voyons que le calme intérieur provient d’un questionnement , d’une conscience de ce que nous somme, de ce qui nous entoure et de ce que recouvre notre existence. L’ignorance est source d’angoisses. Au contraire, le questionnement est source d’estime de soi, et de calme intérieur.

À retenir

  • L’optimisme n’est pas une confiance aveugle en l’existence, car elle serait un déni totalement inutile, risquant à chaque moment d’être mis à mal par la réalité. C’est plutôt une conscience la plus complète possible du monde, où nous prenons en compte ses bons et ses mauvais éléments, et choisissons les meilleurs côtés et les cultivant comme notre priorité.
  • L’optimisme aujourd’hui, c’est la faculté à s’adapter: à prendre le monde tel qu’il est, à en tirer le meilleur parti pour être heureux. Ainsi, plus de frustrations, et c’est une manière d’atteindre le calme: nous nous consacrons en permanence à ce que nous voulons vraiment, ou nous faisons avec ce qui nous est imposé, tout en prenant notre parti.
  • L’optimisme est le résultat d’un effort. Ce n’est pas un travestissement de la réalité mais une connaissance de celle-ci qui nous permet de faire des choix, de nous adapter, et d’opter pour la solution qui nous ira le mieux et fera notre bonheur. Pour cultiver l’optimisme, il faut donc s’interroger sur ce qui nous arrive et sur ce que nous voulons.

Auteur : Nicoleta AMZU

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